Dimanche 9 août 2026
Retour au sommaire Ethiopie 2026




Dans l’avion nous étions de tous horizons, toutes destinations : siège de l’Union africaine, Addis Abeba est reliée à tous les pays d’Afrique et bien d’autres, au point que le personnel au sol, à Marignane comme à l’arrivée, s’est montré surpris de nous voir nous arrêter ici.
Addis, entrevue en 2010, s’est beaucoup développée. Je crois reconnaître la façade de l’aéroport. À proximité, les quartiers que nous traversons (Bole, Kazanchis, Kirkos) et Urael où nous logeons, sont percés de grandes avenues bordés d’immeubles neufs avec banques et boutiques chic. Toujours ces frêles échafaudages de longues tiges de bois pour construire les tours de verre et de béton – j’ai lu que 80% de la forêt éthiopienne succombe à cette frénésie de construction. Bien que les rues secondaires soient défoncées, ravinées, on est dans une grande ville -pas tellement dépaysés. Même les visages que je croise me sont familiers. Dans la maison qu’on nous prête, les fleurs du jardin ont un air plus étrange ; je les trouve surtout jolies. Ce n’est qu’au retour de notre promenade, après l’orage et la grosse pluie, quand à l’ouverture du portail s’envolent de ces arbres nouveaux des oiseaux jamais vus, avec une queue longue et fine, que l’exotisme m’atteint et que je prends conscience d’être dans une région différente du monde.