{"id":702,"date":"2024-09-29T10:50:35","date_gmt":"2024-09-29T08:50:35","guid":{"rendered":"https:\/\/laurehumbel.fr\/?p=702"},"modified":"2024-09-29T10:50:35","modified_gmt":"2024-09-29T08:50:35","slug":"cyberdoms","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/laurehumbel.fr\/index.php\/2024\/09\/29\/cyberdoms\/","title":{"rendered":"Cyberdoms"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-group is-nowrap is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-6c531013 wp-block-group-is-layout-flex\">\n\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-jetpack-subscriptions__supports-newline wp-block-jetpack-subscriptions\">\n\t\t<div>\n\t\t\t<div>\n\t\t\t\t<div>\n\t\t\t\t\t<p >\n\t\t\t\t\t\t<a href=\"https:\/\/laurehumbel.fr\/?post_type=post&#038;p=702\" style=\"font-size: 16px;padding: 15px 23px 15px 23px;margin: 0; margin-left: 10px;border-radius: 0px;border-width: 1px; background-color: #113AF5; color: #FFFFFF; text-decoration: none; white-space: nowrap; margin-left: 0\">Abonnez-vous<\/a>\n\t\t\t\t\t<\/p>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t<\/div>\n\n\n<p>Les cyberdoms sont des serviteurs parfaits. Si Anna et moi en poss\u00e9dions un, je lui demanderais de se mettre \u00e0 la fen\u00eatre \u00e0 la nuit tombante, d\u2019enregistrer les images du ciel, de les projeter sur le mur du salon et de faire jouer une musique en harmonie avec la lumi\u00e8re et la forme des nuages particuli\u00e8re \u00e0 chaque jour. \u00c0 vrai dire, si j\u2019avais les moyens d\u2019acheter un cyberdom, j\u2019aurais aussi une plus grande demeure. J\u2019y r\u00e9serverais une pi\u00e8ce enti\u00e8re \u00e0 l\u2019usage de biblioth\u00e8que, o\u00f9 je passerais les heures vesp\u00e9rales. Ce soir, le cr\u00e9puscule n\u2019a dur\u00e9 qu\u2019un instant, un \u00e9clat p\u00e2le de ciel d\u2019hiver o\u00f9 le rouge est rouge\u00e2tre et se fond tr\u00e8s vite dans le gris. Il me faut de la musique pour accompagner le mouvement ascendant de la lune, car il n\u2019y a plus de rossignols comme quand j\u2019\u00e9tais petit. L\u2019astre se frayait un chemin \u00e0 travers les nuages en ruban, gris sur le bleu profond, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 saisi de m\u00e9lancolie et j\u2019ai choisi Schuman. C\u2019est en 2032, je crois, que se sont \u00e9teints les derniers sp\u00e9cimens des oiseaux communs dans nos contr\u00e9es. Il para\u00eet que les exp\u00e9ditions spatiales \u00ab\u00a0Biosph\u00e8re II\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Ecosyst\u00a0\u00bb sont des succ\u00e8s, que les esp\u00e8ces seront sauv\u00e9es, mais comment savoir si ce qu\u2019on nous dit est vrai ? Cela fait bien longtemps que je suis sans nouvelles de mon ami d\u2019enfance, Paul Ansquenet, parti sur Solaris voil\u00e0 bient\u00f4t douze ans. Et je ne fr\u00e9quente plus ces messieurs-dames des hautes sph\u00e8res ministr\u00e9rielles qui auraient pu me jeter en pourboire quelques informations. Jadis, je donnais des cours particuliers \u00e0 leurs enfants, mais je n\u2019en pouvais plus de leurs voitures de marques, de leurs montres de marques, de leurs meubles de marques exhib\u00e9s en troph\u00e9es, ni surtout de toute cette domesticit\u00e9 robotis\u00e9e au milieu de laquelle je me sentais intrus. \u00ab\u00a0Plus solitaire que Ian Solo\u00a0\u00bb aurait dit Paul en notre jeune temps. On s\u2019arrachait pourtant mes le\u00e7ons de musique. Mon ma\u00eetre \u00e0 moi s\u2019appelait Olivier Berty, surnomm\u00e9 en cachette \u00ab\u00a0Obi-Wan\u00a0\u00bb. Il fr\u00e9quentait la maison de mes parents. C\u2019\u00e9tait au d\u00e9but du si\u00e8cle. Un peu plus \u00e2g\u00e9 que ma m\u00e8re, il portait une barbe courte et grisonnante et apr\u00e8s son d\u00e9part elle ouvrait les fen\u00eatres en grand quelles que fussent la temp\u00e9rature et l\u2019humidit\u00e9 de la nuit, parce qu\u2019elle n\u2019avait jamais os\u00e9 lui demander d\u2019aller fumer sur le balcon. Un soir \u00e0 d\u00eener, il sortit soudain son portable de sa poche en s\u2019exclamant qu\u2019il avait quelque chose \u00e0 nous demander, n\u2019ayant pas compris une allusion dans un article lu en chemin, consacr\u00e9 \u00e0 un pianiste virtuose. Il loucha sur son index qui cherchait sur l\u2019\u00e9cran et je me demandai pourquoi un objet qui donnait l\u2019air si b\u00eate avait la pr\u00e9tention de s\u2019appeler \u00ab\u00a0smartphone\u00a0\u00bb. Comme un escargot qui lance une antenne hors de sa coquille, il d\u00e9gagea enfin son \u0153il au-dessus de l\u2019\u00e9cran, sortit la t\u00eate d\u2019entre ses \u00e9paules et s\u2019adressa \u00e0 mes parents\u00a0: \u00ab\u00a0Voil\u00e0 ce qui est \u00e9crit\u00a0: cet artiste est l\u2019Obi-Wan Kenobi du clavier. Savez-vous ce que cela veut dire\u00a0?\u00a0\u00bb Nous fumes bien trente secondes avant de r\u00e9agir, au bout desquelles toute la famille arriva <em>in petto <\/em>\u00e0 la m\u00eame conclusion que moi\u00a0: Olivier Berty n\u2019ayant aucun humour, il fallait le prendre au premier degr\u00e9, et admettre qu\u2019il ne connaissait pas \u00ab\u00a0Starwars\u00a0\u00bb. Aujourd\u2019hui, cela me surprendrait moins. Les modes passent et m\u00eame les l\u00e9gendes du cin\u00e9ma tombent parfois dans le trou noir de la m\u00e9moire. Mais \u00e0 l\u2019\u00e9poque, il \u00e9tait inconcevable qu\u2019un ami de maman n\u2019e\u00fbt jamais entendu parler de ce h\u00e9ros interplan\u00e9taire, devenu mythique non seulement pour ma g\u00e9n\u00e9ration mais d\u00e9j\u00e0 pour celle de mes parents. D\u2019autant que la saga connaissait alors un regain de popularit\u00e9 qui t\u00e9moignait, me semble-t-il a posteriori, de nos premiers vrais espoirs de voir les voyages spatiaux devenir r\u00e9alit\u00e9. Berty remarqua notre air ahuri, il s\u2019informa et accueillit nos \u00e9claircissements avec politesse. Puis il d\u00e9clara que la comparaison n\u2019avait aucun sens et que le journaliste \u00e9tait un sot. Il n\u2019y avait aucune affectation dans son attitude, aucune critique de l\u2019engouement des foules pour les films \u00e0 grand spectacle, aucun sentiment de sup\u00e9riorit\u00e9 intellectuelle. Il n\u2019y avait qu\u2019un d\u00e9sint\u00e9r\u00eat sinc\u00e8re pour le monde des <em>Jedis<\/em>, et l\u2019affirmation tacite et tranquille de son droit \u00e0 cette indiff\u00e9rence. Malgr\u00e9 les litres d\u2019ennui que je m\u2019effor\u00e7ais de d\u00e9verser dans mon regard (n\u2019\u00e9tait-ce pas ce que l\u2019on attendait d\u2019un gar\u00e7on de mon \u00e2ge\u00a0?) je ne perdais aucune de ses paroles, ni aucune des notes de musique qui sortait de son appareil \u00e0 tout faire, m\u00eame les plus s\u00e9rielles. De par la singularit\u00e9 de ses go\u00fbts et la profondeur des discussions qu\u2019il engageait, Berty changeait des invit\u00e9s habituels. Ceux-l\u00e0 entonnaient tous le m\u00eame refrain. \u00c0 l\u2019ap\u00e9ritif, ils enfournaient des \u00ab\u00a0bouch\u00e9es-brochettes-olives-tomates-cerises-chorizo\u00a0\u00bb ou complimentaient maman pour ses d\u00e9licieux sashimi tout en se lamentant sur le \u00ab\u00a0climat\u00a0\u00bb, ainsi que l\u2019on nommait \u00e0 l\u2019\u00e9poque la destruction de la flore et de la faune terrestres qui \u00e9tait devenue syst\u00e9matique et dont on feignait encore de croire qu\u2019elle n\u2019\u00e9tait pas irr\u00e9m\u00e9diable. Plus tard, une fois les ragots \u00e9puis\u00e9s, ils d\u00e9ploraient la mont\u00e9e tragique des in\u00e9galit\u00e9s sociales en se resservant un verre de champagne. Quand la porte se refermait sur eux, je restais dans un \u00e9tat de col\u00e8re sourde et d\u2019h\u00e9b\u00e9tude qui ne trouvait de r\u00e9solution que dans un sommeil imm\u00e9diat. Ce soir-l\u00e0 au contraire, la pr\u00e9sence de Berty m\u2019avait tant stimul\u00e9 que je passai la nuit \u00e0 composer l\u2019\u00e9bauche de ma future premi\u00e8re \u0153uvre, intitul\u00e9e \u00ab\u00a0Mon seul espoir\u00a0\u00bb, et qui me permettrait de rencontrer Anna, quand elle l\u2019interpr\u00e9terait quelques ann\u00e9es plus tard.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai retenu tous les d\u00e9tails de cette soir\u00e9e, de cette nuit d\u2019inspiration, durant laquelle il se passa autre chose, qui a sans doute contribu\u00e9 \u00e0 la graver avec tant pr\u00e9cision dans ma m\u00e9moire. Je re\u00e7us un message de Paul Ansquenet m\u2019invitant chez lui le lendemain matin pour d\u00e9couvrir un cyberdom. J\u2019en fus tout \u00e9moustill\u00e9, car nous en parlions depuis des mois, et attendions ce moment avec la plus grande impatience. Ses parents travaillaient tous les deux \u00e0 la mise au point du premier robot domestique et ils venaient de rapporter chez eux un prototype d\u2019essai. La t\u00eate farcie de tous les \u00e9pisodes de la Guerre des \u00e9toiles, j\u2019imaginai que j\u2019allais rencontrer le fr\u00e8re jumeau de C-3PO, un robot \u00e9tincelant aux bras et aux jambes bien articul\u00e9es, tr\u00e8s \u00e0 cheval sur le protocole, avec des yeux de scaphandre, une voix m\u00e9tallique et des mouvements saccad\u00e9s. Rien de tel. Le majordome cybern\u00e9tique con\u00e7u par les parents de Paul avait le geste fluide, le regard doux et la peau soyeuse. Je ne trouvai d\u2019autre mot que celui de \u00ab&nbsp;peau&nbsp;\u00bb pour d\u00e9finir l\u2019enveloppe gris\u00e2tre dont il \u00e9tait uniform\u00e9ment recouvert, et cela me g\u00eana. Elle \u00e9tait douce au toucher, et le contact me mit d\u2019autant plus mal \u00e0 l\u2019aise. Quant \u00e0 sa voix, elle avait un beau timbre de basse, synth\u00e9tique sans doute mais qui n\u2019avait pas moins de naturel que son alter ego f\u00e9minin, celle qui faisait les annonces dans les gares. Je dois dire que je fus d\u00e9\u00e7u. Je tais ma d\u00e9ception quand je raconte cet \u00e9pisode qui fait de moi un pionnier de la cyberdomesticit\u00e9. Et je le raconte souvent, \u00e0 d\u00e9faut de pouvoir m\u2019offrir un robot \u00e0 tout faire. Anna dit que je radote. En silence, elle se d\u00e9sole pourtant autant que moi. Je ne dus pas \u00eatre le seul \u00e0 r\u00e9agir de la sorte devant la trop grande proximit\u00e9 entre rev\u00eatement synth\u00e9tique du robot et la peau humaine puisque l\u2019anthropomorphisme fut corrig\u00e9 et volontairement att\u00e9nu\u00e9, voire gomm\u00e9 d\u00e8s les premi\u00e8res ann\u00e9es de la commercialisation des cyberdoms de diverses marques. Et aujourd\u2019hui, tous ceux que je connais sont en silicone ou en m\u00e9tal apparent. Anna a cependant entendu dire qu\u2019un milliardaire asimovien s\u2019\u00e9tait fait fabriquer un couple d\u2019andro\u00efdes parfaits. Fantasme ou r\u00e9alit\u00e9&nbsp;? Toujours est-il que le robot que je d\u00e9couvris \u00e0 dix-sept ans \u00e9tait plus r\u00e9aliste que de nos jours. Il lui manquait toutefois quelque chose d\u2019essentiel&nbsp;: l\u2019\u00e9quilibre. J\u2019avais \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin dans les mois pr\u00e9c\u00e9dents de la tension des parents de Paul quand ils parlaient des difficult\u00e9s \u00e0 reproduire la bip\u00e9die, ainsi que de l\u2019excitation qui les prenait d\u00e8s qu\u2019un nouveau pas \u00e9tait franchi. Quelle id\u00e9e, aussi, avait eue notre esp\u00e8ce de se redresser pour ne marcher que sur ses deux membres post\u00e9rieurs&nbsp;? Et maintenant que c\u2019\u00e9tait fait, il fallait bien adapter les machines si on voulait les faire travailler utilement dans notre environnement. Avec le mod\u00e8le de s\u00e9rie R-DOM 1301 dont nous observions le prototype, les \u00e9quipes du Centre de cybern\u00e9tique anthropo\u00efde avaient abouti \u00e0 des r\u00e9sultats prometteurs, mais pas encore suffisants pour une mise sur le march\u00e9. La mission des ing\u00e9nieurs \u00e9tait maintenant de tester les robots en environnement r\u00e9el pour en parfaire les performances. C\u2019est pourquoi les Ansquenet en avaient un \u00e0 la maison. Les parents de mon ami \u00e9taient au travail. Nous pass\u00e2mes la matin\u00e9e, avec la femme de m\u00e9nage, \u00e0 donner des ordres \u00e0 la machine, \u00e0 rire d\u2019\u00e9merveillement, les yeux \u00e9carquill\u00e9s, devant ses facult\u00e9s de compr\u00e9hension et de r\u00e9ponse, \u00e0 nous gausser de ses maladresses, \u00e0 nous esclaffer \u00e0 chaque fois qu\u2019il tombait, \u00e0 l\u2019applaudir quand il se relevait, comme nous l\u2019aurions fait devant un petit \u00eatre en cours d\u2019apprivoisement, animal ou b\u00e9b\u00e9. Nous le baptis\u00e2mes Nestor, comme au ch\u00e2teau de Moulinsart, et nous lui appr\u00eemes \u00e0 dire \u00ab&nbsp;Mille sabords&nbsp;!&nbsp;\u00bb pour s\u2019excuser quand il commettait une faute. Nous \u00e9tions tr\u00e8s fiers de notre id\u00e9e, et Paul se r\u00e9jouissait \u00e0 l\u2019avance de la t\u00eate que ferait son p\u00e8re quand il entendrait \u00e7a. La femme de m\u00e9nage \u00e9tait la plus gamine de nous trois. Elle s\u2019ing\u00e9nia \u00e0 donner \u00e0 Nestor les ordres les plus farfelus qui soient. Il y ob\u00e9issait bien s\u00fbr sans sourcillement, sans commentaire, sans mauvaise volont\u00e9, sans arri\u00e8re-pens\u00e9e, avec \u00e9nergie et sans \u00e2me et cela nous faisait rire, rire encore, jusqu\u2019aux larmes. Ces robots sont, bien s\u00fbr, des serviteurs parfaits. Il n\u2019est gu\u00e8re \u00e9tonnant qu\u2019ils aient eu le succ\u00e8s que l\u2019on sait d\u00e8s leur lancement, en d\u00e9pit de leur co\u00fbt. Je me souviens de la premi\u00e8re campagne de publicit\u00e9&nbsp;: \u00ab&nbsp;Lib\u00e9rez-vous&nbsp;! Cyberdom fait tout pour vous.&nbsp;\u00bb Elle a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 de peu une autre campagne visant \u00e0 recruter des volontaires pour le projet spatial \u00ab&nbsp;Biosph\u00e8re&nbsp;\u00bb qui a s\u00e9duit Paul. Quel genre de robots ont-ils l\u00e0-haut&nbsp;? Je me souviens aussi que l\u2019on pr\u00e9tendait que les cyberdoms allaient vite se d\u00e9mocratiser. On se trompait. Leur prix reste tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9, il a m\u00eame proportionnellement augment\u00e9 et seuls les plus riches peuvent se les payer. Cela est d\u00fb sans doute \u00e0 l\u2019extr\u00eame complexit\u00e9 de leur fabrication, \u00e0 leurs fonctionnalit\u00e9s qui, para\u00eet-il, ne cessent de progresser, et \u00e0 leur dur\u00e9e de vie limit\u00e9e. Mais la vraie raison de leur inaccessibilit\u00e9 au commun des mortels, c\u2019est le chic qui leur est associ\u00e9. Si leur prix baissait, ils ne seraient plus marqueurs du statut social le plus \u00e9lev\u00e9, et les riches ont besoin de se d\u00e9marquer. Ils ne renonceront jamais au plaisir de voir des gens comme ma femme et moi baver d\u2019envie et \u00e9cumer de rage chaque fois que nous d\u00e9couvrons chez eux un de ces Nestor. Mais il y a loin de la coupe aux l\u00e8vres et nous devrons, je crois, nous contenter toute notre vie d\u2019un esclave. C\u2019est moins efficace, plus contraignant, \u00e7a maugr\u00e9e tout le temps et \u00e7a a besoin de manger souvent, mais c\u2019est abordable. Au moins, le n\u00f4tre est propre. Et il joue du violon.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group is-nowrap is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-6c531013 wp-block-group-is-layout-flex\">\n\n<\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les cyberdoms sont des serviteurs parfaits. 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