En sortant des limbes du présent de mon passé, j’ai évolué dans les mondes possibles et les temps dérivants de l’univers asimovien, dont l’axe tourne autour des trois lois de la robotique.
- Première loi : Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger.
- Deuxième loi : Un robot doit obéir aux ordres donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi.
- Troisième loi : Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.
Même si l’Empire s’effondre au cours de l’œuvre, le cadre impérial universel (quelque chose d’une démocratie carolingienne ?) reste le repère orthonormé d’Isaac Asimov, l’idéal qui permet de faire respecter les lois fondamentales à l’échelle, justement, de l’univers.
Revenons au présent du présent. L’homme est-il au centre des réflexions sur l’intelligence artificielle ? Je n’en ai pas entendu l’écho. Quand bien même une loi, disons simplement une réglementation internationale, mettrait comme condition au développement de nos machines leur innocuité pour l’être humain – pour chaque personne s’entend, car le bonheur de « l’humanité », ce grand corps abstrait, a servi le projet de trop de dictatures – quand bien même, comment trouver le moyen de faire appliquer cette loi, aujourd’hui où les forces obscures d’un néo-féodalisme cherchent à s’imposer, dans la privatisation du pouvoir ?
À nouveau, comme à l’automne , ma difficulté à saisir le présent dans le tremblement qui agite le monde me pousse à la science-fiction. Les textes de ce printemps seront au futur proche. Et même si mes anticipations sont rarement peuplées de robots (sauf exception, cf Cyberdoms), Asimov reste une référence privilégiée. Lui-même citait Mary Shelley.
Parution prévue le 6 avril : « Les Jardins suspendus du doge »
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